• Eaux pluviales

J'arrose grace a une recuperation d'eau de pluie

Vis-à-vis de l’eau de pluie deux règles d’or :

  1. je récupère l’eau de pluie pour l’arrosage de la parcelle ;
  2. je favorise au maximum son infiltration sur mon terrain, je minimise les revêtements imperméables.

La gestion de l’eau de pluie « à la parcelle »

Le principe est simple : favoriser la pénétration de l’eau de pluie dans le sol, au plus près de l’endroit où elle est tombée, pour recharger au mieux les nappes phréatiques et limiter les crues.

Concrètement pour nous jardiniers amateurs ça peut passer par plusieurs actions concrètes :

  • « Débrancher » les gouttières du réseau collectif d’eaux pluviales qui conduisent trop rapidement vers les rivières
  • Réduire les surfaces imperméabilisées type enrobés, pavages à joints bétonnés, les remplacer par des revêtements perméables : structures alvéolées engazonnées, pavage à joints végétalisés etc.
  • Limiter le ruissellement : prés, prairies, gazons, pelouses et toits végétalisés sont doués pour ça. Le toit végétalisé va, en plus, apporter un peu de climatisation naturelle en été
  • Stocker les pics de pluviométrie : bassins, noues d’infiltration, caisses d’infiltration. Les planter de végétaux qui aiment avoir les pieds dans l’eau. Et, double effet kiss cool, vous accueillerez une biodiversité de zone humide (et peut-être même le lapin…).

Un binage vaut deux arrosages disait mon grand-père !

Et il avait raison… en partie…

Ce vieux proverbe de jardinier signifie que biner – sarcler le sol en surface – permet de réduire les pertes d’eau par évaporation, et donc de mieux conserver l’humidité dans le sol, par deux actions combinées :

1. Diminuer la concurrence des adventices (mauvaises herbes) au stade de jeunes plantes. C’est l’un des effets majeurs du binage :

  • En détruisant les jeunes adventices avant qu’elles ne s’installent, on réduit leur consommation d’eau et de nutriments.
  • Cela permet aux cultures en place de profiter pleinement des ressources, sans avoir à lutter contre la concurrence.

Moins de plantes à arroser = moins d’arrosages nécessaires. C’est une stratégie préventive très efficace, surtout en période sèche.

2. Limiter l’évaporation en cassant la croûte de battance

C’est l’autre aspect traditionnel du dicton “un binage vaut deux arrosages” :

  • En cassant la surface du sol, on interrompt la remontée capillaire de l’eau vers la surface.
  • Cela réduit les pertes d’humidité par évaporation directe, surtout en sols nus.

C’est une action physique sur la structure du sol qui améliore la rétention de l’eau.

Biner c’est bien mais ça laisse le sol à nu, c’est pas top par grand soleil. Ça correspond à une époque ou il fallait que le jardin soit PROPRE, c’est-à-dire sans un brin d’herbe, sans un résidu de piètre allure sur le sol. Pauvre biodiversité.

Le binage oui, mais encore mieux : le paillage

Réduction de l’évaporation, facilitation de la pénétration de l’eau de pluie, fonction d’éponge pour la rétention d’eau

Et en plus, c’est de la fertilisation naturelle par décomposition au fil des saisons. Et un précieux gite pour la micro-faune.

 

Le paillage est une pratique simple mais très puissante au jardin. Il joue un rôle fondamental à la fois sur la gestion de l’eau et sur la biodiversité du sol.

 

💧 Paillage et eau : une gestion optimisée

  1. Réduction de l’évaporation

Le paillis forme une barrière physique entre le sol et l’air :

  • Il limite les pertes d’eau par évaporation.
  • Il maintient une humidité et une température plus stables, même en plein été.

👉 Résultat : moins besoin d’arroser, et l’eau reste disponible plus longtemps pour les plantes.

 

  1. Amélioration de l’infiltration, limitation de l’érosion

Le paillage :

  • Freine les pluies violentes, évitant le ruissellement.
  • Favorise l’infiltration lente de l’eau, bénéfique pour les racines ; là où un sol nu favoriserait au contraire une croute empêchant l’eau de s’infiltrer. En amortissant l’impact des gouttes de pluie, le paillage évite la formation d’une croûte de surface (battance).
  • Il protège le sol de l’érosion, surtout en pente.

  

🐛 Paillage et biodiversité : un sol plus vivant

 

  1. Abri pour la faune du sol

Le paillis offre un microclimat stable :

  • Températures modérées
  • Humidité conservée
  • Moins d’agressions extérieures

👉 Cela favorise la présence des vers de terre, cloportes, insectes décomposeurs, mycorhizes, etc.

 

  1. Alimentation du sol

Avec un paillis organique (paille, foin, feuilles mortes, BRF, compost…) :

  • La décomposition progressive nourrit les micro-organismes.
  • Elle enrichit le sol en humus → structure, fertilité, rétention d’eau.

 

  1. Moins de perturbations

Avec un sol couvert :

  • Moins de binages ou labours → pas de destruction de la vie du sol
  • Pas de dessèchement en surface → vie microbienne plus active