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Fertilisants naturels
Principalement de la matiere organique, de la cendre de bois en quantite moderee
Du bon usage de la cendre de bois
Utiliser de la cendre de bois au jardin peut être très bénéfique, mais certaines précautions sont indispensables pour ne pas déséquilibrer le sol ou nuire aux organismes vivants.
✅ Les avantages de la cendre de bois
- Riche en minéraux : potassium (K), calcium (Ca), magnésium (Mg), phosphore (P).
- Améliore le pH des sols acides (effet basique, comme la chaux).
- Éloigne certains ravageurs (limaces, escargots).
- Favorise la floraison et la fructification grâce au potassium.
⚠️ Précautions à prendre absolument
- 🔥 Utiliser uniquement de la cendre de bois non traité
- Jamais de bois peint, verni, traité, aggloméré ou coloré : ces cendres peuvent contenir des métaux lourds ou substances toxiques.
- Idéalement : bois dur naturel (chêne, hêtre, frêne…) non souillé.
- 🧪 Ne pas en mettre trop
- La cendre est très alcaline (pH élevé), donc en excès, elle déséquilibre le sol.
- Dose recommandée : 70 à 100 g/m²/an (environ une petite poignée).
- Une fine couche suffit, jamais en tas.
- 🌱 Éviter certaines plantes
- Ne pas utiliser sur les plantes acidophiles (qui aiment l’acidité) :
- Bleuets, rhododendrons, azalées, camélias, hortensias bleus, bruyères, etc.
- 💧 Pas sur sol détrempé ou venteux
- Éviter d’épandre la cendre sur un sol très mouillé ou un jour de vent.
- Elle peut s’envoler, être lessivée ou créer un film bloquant l’eau.
- ♻️ Bien l’incorporer au sol
- Mélanger légèrement à la terre ou au compost pour éviter le ruissellement.
- Peut aussi être utilisée dans le compost en petites quantités, pour corriger l’acidité (1 poignée pour 1 seau de déchets environ).
- 🧤 Protéger la peau et les yeux
- La cendre est caustique à haute dose : utiliser des gants et éviter le contact avec les yeux.
🚫 Erreurs à éviter
- Ne pas en mettre trop souvent (1 à 2 fois par an maximum).
- Ne pas la déverser dans le compost : toxique, voire létal pour la biodiversité microbienne.
- Ne pas utiliser comme engrais principal : elle complète mais ne remplace pas le compost ou le fumier.
- Éviter la cendre issue de foyers avec charbon ou pellets industriels.
L’urine au jardin c’est top !
Utilisée avec précaution, l’urine humaine peut devenir un excellent allié pour le jardin. Riche en azote, phosphore et potassium, elle contient les mêmes éléments nutritifs que les engrais chimiques… mais elle est gratuite, naturelle et toujours disponible !
L’urine fraîche (non stockée) est stérile chez une personne en bonne santé. Elle peut être diluée à raison d’environ 1 volume d’urine pour 10 volumes d’eau, puis utilisée comme engrais liquide au pied des plantes : légumes-feuilles, fleurs, arbres fruitiers, etc. Elle stimule la croissance et renforce les cultures, notamment au printemps.
Cependant, elle est à éviter sur les jeunes semis et les plantes sensibles, car sa concentration peut être trop forte si elle est mal diluée. De plus, il vaut mieux ne pas l’utiliser directement sur les parties comestibles (feuilles ou fruits).
L’urine est aussi très utile en compostage : elle active la décomposition des matières sèches (feuilles mortes, paille, carton), en apportant humidité et azote. En favorisant la biodiversité microbienne, elle contribue à un compost plus riche, plus vivant et plus rapide à produire. Là encore, il faut l’appliquer diluée.
C’est donc une ressource précieuse au jardin. Utilisée intelligemment, elle permet de fertiliser le sol, de réduire les déchets organiques traités par la collectivité et de jardiner de manière autonome et écologique.
En 2025, certaines AMAP – Associations pour le maintien d’une agriculture paysannes – de Maine et Loire ont lancé auprès de leur adhérents une campagne de collecte hebdomadaire d’urines domestiques : c’est le maraicher de l’AMAP qui les valorise sur ses cultures.
A Angers (49), une opération d’urbanisme de 600 logements prévoie l’installation de toilettes à séparation, pour permettre la récupération des urines, qui seront stockées temporairement et reprises régulièrement par des agriculteurs.
Couvrir le sol pour éviter le lessivage des éléments nutritifs
Protéger le sol est une pratique essentielle pour préserver sa fertilité. L’un des grands risques en jardinage, notamment en automne et en hiver, est le lessivage des éléments nutritifs. Lorsque le sol reste nu, les pluies abondantes entraînent les nutriments vers les couches profondes, les rendant inaccessibles aux racines des plantes. Ce phénomène affaiblit la qualité du sol et nuit aux cultures futures. Cela peut même entrainer de l’érosion de la terre par ruissellement.
Pour éviter cela, la couverture du sol est une solution simple et efficace. On peut utiliser des paillis organiques (feuilles mortes, paille, tontes de gazon, compost). Ces couvertures protègent la terre contre l’érosion, limitent l’évaporation de l’eau et favorisent la vie microbienne.
Il est aussi possible de semer des engrais verts comme la moutarde, la phacélie ou le trèfle, qui non seulement vont limiter le ruissellement mais vont capter les éléments minéraux avant qu’ils ne soient lessivés. Leur compostage au printemps permettra de restituer ces éléments au cultures futures.